2025 a été l’année où le web a basculé dans une nouvelle ère : le web n’est plus seulement “consulté”, il devient “assisté”. Les moteurs répondent à la place des sites, les IA deviennent les nouveaux navigateurs, et la visibilité en ligne se joue autant dans Google que dans les interfaces conversationnelles.
En 2026, on ne parlera plus seulement de SEO, mais de présence IA, d’automatisation, et d’un web qui agit (agentic web). La question clé pour les dirigeants : “Est-ce que mon entreprise existe encore dans le web de demain… si personne ne clique sur mon site ?”
2025 : l’année où l’IA a reconfiguré le web
Le web “cliqué” est devenu un web “répondu”
Le changement le plus violent de 2025 est invisible… mais massif :
👉 l’utilisateur clique moins.
Les outils d’IA et les moteurs (et leurs nouvelles expériences de recherche) fournissent des réponses directes, donc moins de visites sur les sites sources.
Ce phénomène commence à bouleverser :
- la stratégie d’acquisition (moins de trafic, plus de “présence”),
- le modèle économique des médias et éditeurs,
- la manière de produire du contenu (plus utile, plus différenciant, plus “citable”).
Cloudflare et plusieurs analyses montrent d’ailleurs une hausse forte du crawl IA, sans retour équivalent en trafic : l’IA “consomme” le web plus qu’elle ne le renvoie.
Le site internet reste vital, mais il doit devenir une base de connaissance structurée, pas juste une vitrine.
2025 : la guerre des plateformes… et le retour du “web propriétaire”
L’information devient un avantage stratégique
En 2025, les entreprises ont compris une chose :
“Celui qui détient la donnée + l’outil + l’interface gagne.”
C’est pour ça qu’on a vu :
- une explosion des assistants IA (et des IA intégrées aux apps du quotidien),
- la montée des outils “copilotes” partout,
- des systèmes de recherche IA (AI Search) qui concurrencent la recherche classique.
Google a récapitulé des dizaines d’annonces IA sur 2025, signe que l’année a été un sprint produit permanent.
La différenciation ne se fera pas sur “avoir une IA”, mais sur avoir la bonne IA branchée sur vos données (docs, offres, catalogue, SAV, CRM…).
SEO 2025 : on est entrés dans l’ère GEO (et beaucoup ne l’ont pas encore compris)
SEO ≠ disparu. Mais SEO ≠ suffisant.
En 2025, un concept s’est imposé : GEO (Generative Engine Optimization), c’est-à-dire l’optimisation pour être repris/cité dans les réponses IA.
Concrètement, ça implique :
- du contenu structuré (FAQ, HowTo, Organization, schema.org…),
- des pages “réponse” ultra claires,
- de la preuve (sources, chiffres, cas, retours clients),
- une marque citée, cohérente partout.
En France, le sujet a été particulièrement commenté dans l’écosystème TPE/PME.
Si votre stratégie repose sur “faire du trafic SEO”, 2026 vous forcera à penser “faire de l’autorité IA”.
2025 : l’Europe a commencé à cadrer l’IA (et 2026 sera l’année “compliance”)
L’AI Act : l’entrée dans une réalité business
Côté Europe, l’AI Act a commencé son déploiement progressif, avec des étapes clés dès 2025 et 2026, dont des obligations sur les modèles d’IA “general-purpose”.
L’important ici n’est pas juridique, mais stratégique :
- on va vers un web plus réglementé,
- les entreprises devront savoir expliquer, tracer, sécuriser,
- l’IA dans les process va devoir être “gouvernable”.
2026 = année où les entreprises sérieuses structurent une charte IA, un cadre d’usage, des process.
Les tendances & grandes annonces 2026 : ce qui arrive très vite
Le “web agentique” : votre site ne sera plus lu… il sera utilisé
En 2026, la prochaine bascule :
👉 des IA qui ne se contentent pas de répondre, mais exécutent.
Exemples :
- prendre RDV,
- comparer des offres,
- générer une demande de devis,
- passer commande,
- ouvrir un ticket support,
- pré-remplir un dossier administratif.
Donc : le site devient une interface de services, avec API, formulaires intelligents, automatisation.
2026 : la bataille des assistants “par défaut” (Apple/Google/OpenAI)
Un signal ultra fort vient tout juste de tomber : Reuters annonce un partenariat pluriannuel visant à intégrer des modèles Gemini dans une refonte de Siri en 2026.
Pourquoi c’est majeur ?
Parce que si l’assistant devient l’interface principale, celui qui est “par défaut” sur les appareils capte :
- l’attention,
- les usages,
- le commerce,
- la recherche.
En 2026, on doit penser “assistant-first” :
Comment un assistant IA décrit mon entreprise ?
Est-ce qu’il recommande mes offres ?
Est-ce qu’il sait expliquer mon expertise ?
2026 : fin de “l’IA gadget”, début de “l’IA ROI”
2025 a été une année d’expérimentation.
2026 sera une année d’arbitrage.
Les dirigeants vont exiger :
- des gains de temps mesurables,
- des économies,
- une meilleure satisfaction client,
- moins d’erreurs,
- une meilleure conversion commerciale.
Les meilleurs projets IA 2026 ne seront pas des chatbots “vitrine”, mais :
- agents internes (SAV, RH, production),
- copilotes métiers,
- automatisations n8n + IA,
- IA branchée sur CRM/ERP.
2026 : le retour en force de la souveraineté (données & IA)
Avec le crawl massif des IA sur le web et les enjeux copyright/éthique, la question devient :
“Qu’est-ce que je laisse public ? Qu’est-ce que je garde privé ?”
Les entreprises vont investir dans :
- bases de connaissances internes,
- RAG (recherche augmentée),
- espaces clients avec contenus exclusifs,
- IA privée ou semi-privée.
Et on va voir monter :
- la maîtrise des flux (API, webhooks),
- l’identification claire des sources,
- la traçabilité.
Conclusion
En 2025, le web a changé de nature.
En 2026, il va changer de métier.
Le nouveau web est :
- moins basé sur le clic,
- plus basé sur la réponse,
- plus basé sur l’action,
- plus basé sur la confiance.
👉 La vraie question n’est pas : “Est-ce que j’ai un site web ?”
Mais : “Est-ce que mon entreprise est visible, comprise et recommandée par les IA ?”